Ce moment délicat où on ne sait pas ce que l’on va écrire.
Confronté-e au modèle américain de l’auteur qui sait où il va.

Ecrire pour dire quelque chose qu’on sent, qu’on cherche, dont on ne délimite pas bien les contours.
Ecrire une histoire.
La bouée de sauvetage de l’auteur : les personnages.
Le boulet de l’auteur : la morale de l’histoire.
Est-il possible de ne rien avoir envie de dire? De vouloir raconter une belle histoire?
Une histoire, c’est pourtant le monde réduit à une coquille de noix, c’est le monde qui prend un sens, qui devient intelligible.
Et si l’auteur n’avait pas envie d’explorer le sens de son propos? Et s’il ne s’intéressait pas aux clés sous-jacentes de son travail, qu’il laissait trainer son filet dans les profondeurs sans se soucier d’en sonder le fond?
Et si l’auteur s’attachait comme une ombre aux pas de ses personnages?
Un point de départ, un postulat. Un personnage. Et vogue la galère!
Ecrire est un chemin pour lequel il n’y a pas toujours de carte du territoire.
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