Depuis quelques mois, j’habite avec bonheur une vieille maison percheronne au lieu-dit Bellevue, le bien nommé. Le panorama se prête à de longues rêveries, tout comme la forêt qui se déploie juste derrière le verger.

Lorsque j’habitais dans les Hautes-Alpes, j’avais créé une tanière d’écriture – un endroit paisible où j’accueillais qui le souhaitait, pour écrire des histoires. Je pouvais ainsi créer un lien entre mon activité parisienne de scénariste, et ma résidence montagnarde. J’en garde pour la majorité de bons souvenirs.

Aujourd’hui que je suis bien plus près de Lutèce, et toujours dans les mêmes dispositions d’ouverture et d’échange, j’aimerais rouvrir la tanière d’écriture.

Je cherche la forme que cela peut prendre. J’imagine un lieu agréable – une chambre avec un bureau et un lit. Des repas partagés et des discussions à bâtons rompus sur l’histoire en gestation.

Autrefois, je faisais aussi guide touristique, animatrice, amie… Ici, les sujets d’émerveillement sont moins sportifs – pas de parapente, pas de motoneige, pas de longue tyrolienne au dessus du vide, pas de ski nautique. Mais c’est plus près de Paris – et j’ai plus d’expérience. Cela augure des séjours plus studieux.

Mais y a t il des autrices ou des auteurs qui aimeraient venir, qui sait, l’espace d’un long week-end, pour écrire loin de tout? Cela se monnaye t il? Avant, je demandais une participation aux frais – qui restait somme toute symbolique. Cela me parait inapproprié aujourd’hui. Après tout, ce que je propose, dans la tanière – ce n’est pas un hôtel, ni une consultation. C’est un approfondissement d’une histoire dans la discussion. C’est au choix de l’autrice et de l’auteur – à volonté.

La réflexion fait son chemin… IMG_4066IMG_4538

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